NOTICE "FDE" SUR ANTONIO-JOSE DE SUCRE
Schémas cartographiques "Amérique du Sud", "Côte ferme" et "Mer des Caraïbes"

 

I - JEUNESSE ET FORMATION A L'ÉTAT MAJOR DE BOLIVAR (1793 - 1817)

Antonio-José de Sucre naît à Cumana (Vénézuéla) en 1793. Son grand-père paternel, d'une illustre famille hispano-flamande d'origine française (un ancêtre est conseiller de Philippe VI de Valois), arrive au Vénézuéla en 1733 comme Gouverneur des provinces de Nouvelle-Andalousie et de Guyane.
Antonio-José se destine de bonne heure à la carrière des armes. Élève officier lorsque Miranda proclame l'indépendance du Vénézuéla, il se joint à l'insurrection. De 1814 à 1817, il sert dans l'Etat-Major de Bolivar. Chef d'EM de Bermudez en 1817, c'est à sa diplomatie persuasive qu'on doit la rentrée de Marino dans le devoir.

 

II - SUCRE ET LE PÉROU (1818 - 1824)

En 1819, il prend une part importante à la campagne de la Nouvelle Grenade (Colombie) et à la prise de Bogota.
En 1820, Bolivar l'envoie prendre la direction de l'insurrection dans la capitainerie générale de Quito (Équateur). Vainqueur des royalistes à La Plata (Avril 1820), Guayaquil (Mai 1821) et au pied du volcan Pichincha (1822), il se porte au secours des révolutionnaires péruviens tenus en échec par le général Canterac.
Les Péruviens lui confient la dictature (22 Juin 1823) mais il délègue ses pouvoirs à Torre-Tagle et part pour Chala. Repoussé par les royalistes, il revient à Lima (Pérou) dont il s'empare le 17 Juillet.
Mais le Congrès colombien autorise Bolivar à intervenir au Pérou. Ce dernier désigne Sucre comme son lieutenant et c'est en cette qualité qu'il conduit dans une campagne fameuse l'armée libérale de Cuxamarca à Pasco, et remporte à Ayacucho (9 Décembre 1824) la victoire qui met fin à la domination espagnole en Amérique du Sud. Le titre de grand maréchal d'Ayacucho récompense ce général de 31 ans.

 

III - SUCRE ET LA BOLIVIE (1825 - 1828)

Nommé en 1825 généralissime et vice-président à vie de la nouvelle république de Bolivie, Sucre exerce effectivement les pouvoirs présidentiels au nom de Bolivar, président en titre. Il soutient en 1827 les hostilités contre le général La Mar, président du Pérou, se démet de ses fonctions en Avril 1828 et quitte la Bolivie.

 

IV - RETOUR AU VÉNÉZUÉLA ET MORT EN COLOMBIE (1828 - 1830)

Le général La Mar s'étant attaqué ensuite à la Colombie, Sucre reçoit de Bolivar le commandement de l'armée du Sud et disperse les Péruviens à Portete-de-Tarqui (Février 1829).
Député de Quito en 1830, président du Congrès bolivien, il est envoyé la même année comme ministre plénipotentiaire au Vénézuéla, d'où il est rappelé promptement pour participer aux opérations contre les insurgés colombiens.
Il tombe près de Carthagène aux mains du général ennemi Ovando et est assassiné à Barruecos dans les derniers jours de 1830.
En faisant escale au Pérou en 1921 pour fêter l'anniversaire de son indépendance, le général Mangin ambassadeur extraordinaire de France écrit "Antonio-José de Sucre est le plus grand honneur du Vénézuéla, si Bolivar est sa plus haute gloire. L'accord est unanime. Il n'y a pas une seule tache dans cette trop courte existence, toute de noblesse, de grandeur d'âme, de pureté et d'abnégation".

 

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