Wanadoo, le 15 Septembre 2000 (mis à jour le 8 Mai 2012)

 

OBJET : Les "Amitiés Africaines" ?

J'offre les lignes qui suivent à la réflexion de ceux qui ont lu le discours du président Bouteflika à l'Assemblée nationale le 14 Juin 2000, lors de sa visite à Paris dans le cadre de "L'Union pour la Méditerranée".

Elles sont extraites des Cahiers Charles de Foucauld sur " FRANCHET D'ESPÈREY" à l'occasion du centenaire de sa naissance (numéro spécial 41 de 1956).

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Une oeuvre du Maréchal Franchet d'Espèrey : les Amitiés Africaines

 

Le Maréchal Franchet d'Espèrey qui avait longtemps servi aux Tirailleurs nord-aficains et qui connaissait admirablement l'Afrique du Nord avait toujours affirmé que celle-ci constituait un élément essentiel de la grandeur de la France. Gravement blessé au cours d'une exploration ayant pour but de créer une "rocade routière d'union" et réduit à l'inactivité, il voulait continuer à servir avec tout son coeur, ce qui avait été l'idéal de sa vie.

Il créa alors le Comité des Amitiés Africaines où, au nom de l'estime et de la confiance nées sur les champs de bataille, tous, chefs et soldats de l'Armée d'Afrique devaient se retrouver, s'entr'aider dans leurs difficultés morales et matérielles, et, unis dans une amitié solide, conserver la culte de la France.

C'est cette oeuvre d'amitié dont nous donnons, ci-après, l'historique et les méthodes d'action.

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Inspecteur général des troupes de l'Afrique du Nord, le Maréchal Franchet d'Espèrey rencontrait au cours de ses tournées, un certain nombre de ses anciens tirailleurs comptant de nombreuses années de service militaire et n'ayant pour preuve de la sollicitude de la France que les décorations qu'ils arboraient fièrement sans qu'aucune pension ni retraite ne leur fût attribuée.

Libérés, démobilisés, ils s'étaient retirés dans leur douar, insouciants, ignorants des droits qu'ils avaient acquis, et, vieux baroudeurs, ils se retrouvaient comme les autres avec, au surplus. leur fatigue et parfois une invalidité non reconnue. Ainsi, parce qu'elle ignorait souvent les droits à pension de ses anciens soldate, la France semblait manquer à ses engagements.

Emu de cette situation injuste, le Maréchal résolut de la faire cesser et, avec le concours de l'Armée, fonda en 1935 les premiers bureaux où tous ceux qui avaient su faire leur devoir dans les moments critiques pouvaient venir exposer leurs droits, sûrs qu'ils seraient écoutés, compris et que leurs requêtes seraient transmises par des agents soucieux de tenir les engagements de la France.

Ainsi naissait l'idée du Comité des Amitiés Africaines. En mai 1935, le Maréchal lançait l'appel suivant:

 

Aux Amis de l'Armée d'Afrique,

 

Durant plus d'un siècle, nos régiments nord-africains ont participé glorieusement à côté des unités coloniales et métropolitaines à toutes les victoires de la France. Une confiance, un attachement et un dévouement sans réserves en ont toujours lié les soldats aux chefs qui les commandaient. Ces sentiments, partagés par ceux-ci, ont fait la force de nos armées et assuré la Paix de notre empire d'outre-mer.

En ces temps troublés et difficiles, il ne faut pas que ces sentiments cessent d'exister à l'égard des militaires indigènes rendus à la vie civile qui ont, alors, plus besoin que jamais de la sollicitude et de l'appui de ceux qui les ont conduits au feu.

L'Armée d'Afrique est une grande famille dont tous les membres, métropolitains et indigènes, doivent rester unis dans toutes les vicissitudes de la vie comme sur les champs de bataille.

C'est pour donner à ce devoir moral, devenu une nécessité nationale, les moyens de se manifester méthodiquement et d'une façon durable, que le Comité des Amitiés Africaines s'est fondé et que je demande en son nom, à tous ceux qui ont servi dans les rangs glorieux de l'Armée d'Afrique, à tous ceux aussi qui en sont les amis avisés et reconnaissants, de nous apporter un concours généreux et dévoué dont la France recueillera les fruits.

 

Cette lettre est toujours d'actualité. Et si l'on considère que l'effectif des anciens militaires vivant en Afrique du Nord s'élève à 850.000 ce qui, avec les personnes vivant dans leur entourage immédiat, porte à 3.500.000, soit le sixième de la population totale de l'Afrique du Nord, le nombre de ceux auxquels l'oeuvre est susceptible de s'intéresser, on comprend son importance.

Que voulait le Maréchal ?

D'abord être fidèle et juste envers ceux qui s'étaient dévoués, sacrifiés pour la France, les faire bénéficier d'une entraide morale et matérielle leur permettant d'améliorer leur sort, parfois très misérable et faire ainsi de ces glorieux soldats les meilleurs soutiens de la grandeur française.

Cette dernière pensée s'appuyait non sur un calcul ou un compromis, mais sur la valeur morale d'une amitié reconnaissante et efficace.

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Ce fut bien modestement et sans bruit que cette idée donna naissance aux premières réalisations pour lesquelles le colonel Messal, qui fut chef d'Etat-Major du Maréchal et qui devait rester jusqu'à sa mort Secrétaire Général des Amitiés Africaines, apporta le concours le plus dévoué.

Le prestige du Maréchal détermina très vite la création de comités locaux qui constituaient les cellules de vie de l'Association. Ces comités, composés d'anciens officiers de I'armée d'Afrique, d'anciens fonctionnaires, de colons et de personnalités musulmanes, n'eurent aucun mal à intéresser les Etat-Majors au travail moral qu'ils entreprenaient.

L'Armée répondit généreusement à leur appel et les premiers bureaux de l'oeuvre furent les propres bureaux des officiers des Affaires indigènes, ce corps d'élite qui fut le meilleur artisan de la pacification française en Algérie, en Tunisie et au Maroc et dont la réduction d'effectifs faite prématurément, il y a quelques années, pèse aujourd'hui lourdement sur les destinées de la France en Afrique du Nord.

Travaillant en collaboration étroite avec ces officiers, l'oeuvre des Amitiés Africaines adopta leur méthode de travail, celle du contact direct avec ses ressortissants musulmans. Cette méthode fut des plus fructueuses, car une camaraderie franche s'établit très vite entre hommes qui ont fait les mêmes guerres, participé souvent aux mêmes batailles et ont, parfois, servi dans les mêmes unités. C'est ainsi que la confiance naît, grandit et fait place peu à peu à l'amitié.

Le secrétaire du Comité qui, généralement, est alors un sous-officier, donne à ses interlocuteurs une connaissance exacte des droits que les lois et règlements leur reconnaissent en contre-partie de leurs services militaires; il se met à leur disposition pour orienter leurs démarches, rédiger leurs requêtes, constituer leurs dossiers. Ainsi se crée une véritable assistance administrative remplaçant avantageusement le rôle que remplissaient les écrivains publics qui, plus soucieux de leurs intérêts propres que de ceux de leurs clients, menaient à grand frais pour ces derniers des actions qui n'aboutissaient pas.

Certains problèmes de pensions d'invalidité, de réforme, se doublaient d'un problème médical et le médecin militaire était obligatoirement consulté. Avec la magnifique générosité qu'a toujours manifestée le corps des médecins militaires, ces consultations s'étendirent et permirent l'organisation de l'assistance médicale.

Attirés par les services qui leur étaient rendus, séduits plus encore par l'amitié qui leur était témoignée, les anciens militaires vinrent de plus en plus nombreux. La salle d'attente se transforma en un café maure, puis en une salle de réunion où peuvent se retrouver tous les anciens soldats.

Ainsi se créait la Maison du Combattant, en arabe le "Dar el Askri" , installé tout d'abord dans des locaux de fortune que l'on devait presque toujours à l'autorité militaire.

Trois ans après sa fondation, le 24 mai 1938, le Comité des Amitiés Africaines était reconnu d'utilité publique.

En 1939, 48 Comités locaux existaient déjà sur tout le territoire de l'Afrique du Nord.

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Pendant la guerre, le personnel du Comité des Amitiés Africaines est mobilisé et le Conseil d'Administration est remplacé par une Commission Exécutive Militaire.

L'action des Comités locaux tombe en sommeil, tandis que l'autorité militaire prend entièrement en mains le fonctionnement. Le nouvel organisme devient comme une préfiguration du Service social de I'armée et les "Diar el Askri "(pluriel de "Dar el Askri"), gérés par des sous-officiers, assistent les familles des mobilisés et les prisonniers.

A la libération, le Gouvernement décide de rendre à l'Association sa liberté et, conformément à ses statuts, de remettre la gestion à un Conseil d'Administration régulièrement élu.

Celui-ci dut désormais faire face aux dépenses occasionnées par le fonctionnement de I'oeuvre et notamment au traitement des agents remplaçant les gérants sous-officiers désignés par l'Armée. Il disposa à ce sujet d'un certain nombre de ressources propres (cotisations, dons, produits de l'artisanal) et fut aidé par les subventions du Ministre de la Guerre, du Gouvernement Général de l'Algérie et des Résidences Générales de la Tunisie et du Maroc.

En 1947, 128 Diar el Askri comptent 146.000 adhérents, ce qui ne représentait encore qu'une assez faible proportion des anciens militaires musulmans.

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Les Résidents Généraux du Maroc et de la Tunisie apportent à notre oeuwe dont ils apprécient l'intérêt leur patronage et nous permettent de bénéficier d'aides matérielles.

Le problème se pose d'une façon particulièrement urgente pour l'Algérie où 850.000 anciens soldats sont répartis sur 2 millions de kilomètres carrés (près de quatre fois la superficie de la France), où, par suite, la reprise du contact est difficile et où les constitutions de dossier se heurtent aux difficultés résultant des insuffisances de l'état civil.

M. Naegelen, alors Gouverneur Général de l'Algérie, qui avait pu apprécier l'attachement à la France de ses anciens militaires et estimait à juste titre pouvoir trouver chez eux l'un des meilleurs éléments de sa politique d'entente franco-musulmane, désire y associer étroitement les Amitiés Africaines et leur demande de développer leur action en mettant à leur disposition, grâce aux crédits votés à sa demande par l'Assemblée Algérienne, de nouveaux moyens financiers tant pour les frais de fonctionnement que pour la création de nouvelles maisons où flotte le drapeau français et qui marquent la reconnaissance que la France conserve à ceux qui l'ont bien servie.

Cette politique est suivie par ses successeurs, tandis que la France métropolitaine apporte directement son concours, notamment par la convention passée entre notre Association et le Ministère des Anciens Combattants. Celui-ci nous fait l'honneur de considérer nos "Diar el Akri" comme les auxiliaires des organismes officiels dépendant de son administration, nous assure d'importantes subventions et ainsi se crée entre notre Conseil d'Administration et l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, entre nos représentants et les Offices une collaboration qui s'est révélée particulièrement efficace.

Nos interventions se manifestent par des tournées permettant de rechercher dans les bleds les plus éloignés les anciens militaires et anciens combattants, les veuves, les orphelins et les ascendants des morts pour la France. L'arrivée des agents du Comité est annoncée dans les douars et sur les marchés suivant un rythme prévu et régulier. Les intéressés se présentent au lieu indiqué et au cours de ces audiences foraines, le gérant du "Dar el Askri" le plus proche reçoit tous les renseignements nécessaires à la constitution des dossiers et étudie les cas sociaux intéressants.

Ainsi, en cinq ans, le nombre des "Diar el Askri" passe de 141 à 177 et le nombre d'adhérents s'élève à 330.000. Dans le même laps de temps, le Comité des Amitiés Africaines a pu constituer 1.400.000 dossiers de pensions de retraite ou d'invalidité, de demandes de carte du combattant, de demandes de secours, de décorations, etc... et faire verser plus de 500.000.000 de francs de pensions de retraite ou de rappel. Cet apport de revenus représente une promotion sociale très marquée de l'ancien militaire et assure son attachement définitif à la France.

Sur place, les "Diar el Askri " continuent leur activité et chaque année près de 80.000 visites médicales gratuites sont assurées. En Algérie une convention signée avec la Croix-Rouge coordonne l'action des deux grandes oeuvres qui, jusqu'au Sahara, assurent en commun l'assistance médicale aux anciens militaires et à leurs familles.

Partout enfin, le "Dar el Askri" est associé aux cérémonies militaires et l'ancien combattant a toujours une place à part dans toute grande manifestation patriotique.

On peut dire que grâce à la confiance que l'Administration et l'Armée accordent au Comité des Amitiés Africaines, celui-ci est devenu un des organes essentiels de la politique sociale et militaire de la France vis-à-vis des populations musulmanes.

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Au cours de ces années de grande expansion, le "Dar el Askri" lui même s'est transformé grâce à des crédits d'investissements donnés par l'Algérie et la Tunisie ainsi qu'aux nouvelles ressources trouvées au Maroc par l'exploitation des artisanats et cafés maures. Des "Diar el Askri" modernes ont été construits et les anciens aménagés suivant une conception appropriée de l'évolution sociale.

Chaque "Dar el Askri" devient maintenant un centre comprenant un secrétariat administratif, une salle de réunion avec café maure, un bloc sanitaire avec salle de consultations et pansements, presque toujours une salle d'hébergement pour passagers avec une installation d'hydrothérapie, souvent et plus spécialement au Maroc un centre artisanal où travaillent les enfants de nos adhérents.

L'ancien militaire prend ainsi la place à laquelle il a droit dans la société musulmane. La retraite qu'il touche lui donne de nouveaux moyens de vie. Son prestige, appuyé sur ses galons, ses décorations, grandit. Il prend place dans les assemblées locales, ses conseils sont écoutés, son influence prolonge et appuie celle de la France.

Le "Dar el Askri" est sa maison, son "club", où il peut retrouver dans l'amitié ses camarades de combat, régler une question administrative embarrassante quelle que soit sa nature, obtenir des consultations des médecins militaires ou civils préposés au "Dar el Askri", pour lui, pour sa femme et ses enfants. L'ampleur des services malériels que rend le "Dar el Askri" est considérable, l'importance de ses services moraux et politiques est plus grande encore.

 

L'action des Amitiés Africaines est maintenant une nécessité; elle est entrée dans les moeurs de l'Afrique du Nord et elle y est entrée au nom de l'amitié de la France et de la fidélité à son drapeau.

Cette action ne s'est pas limitée à l'Afrique du Nord, et en 1954 les nombreux comités créés entre 1935 et 1939 dans les ville de garnison où vivaient des tirailleurs et des spahis purent, pour certains, reprendre leur activité en s'appliquant à assister les anciens militaires immigrant en France.

A Lyon, Bordeaux, Marseille et Paris furent organisés des bureaux d'assistance administrative et de placement. L'iinmigratien s'étendant, Clermont-Ferrand, Montluçon, Mulhouse, Metz, Saint-Etienne firent de même. Peu à peu, des "Diar el Askri" viennent s'ajouter aux bureaux purement administratifs.

L'action sociale se fait en liaison étroite avec les services officiels dont les instructions sont toujours strictement suivies. En vue d'éviter tout double emploi, elle se fait également en collaboration avec les autres oeuvres privées s'occupant de nord-africains, le Comité des Amitiés Africaines prenant à sa charge les anciens militaires.

Elle s'exerce dans tous les domaines en portant l'effort tout particulièrement sur le placement, la famille et les malades soi gnés dans les hôpitaux.

Enfin, par son réseau en Afrique du Nord, notre oeuvre peut aider les familles qui y demeurent, alors que le père ou le mari se trouvent en France. Cette caractéristique des Amitiés Africaines est particulièrement appréciée et efficace.

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Les résultats obtenus tiennent, en grande partie, à la mobilité de nos gérants , auxquels incombe la plus grande partie de la tâche. Ils n'attendent pas qu'on vienne les trouver, mais vont proposer leurs services. Ils ne sont pas limités à une action déterminée, mais, véritables agents polyvalents, ils savent s'adapter aux besoins multiples de nos ressortissants et traitent des différents cas administratifs et sociaux qui peuvent se présenter en vue de saisir les administrations compétentes de dossiers bien préparés.

Ce rôle exige d'assez grandes qualités et une préparation assez poussée. Aussi l'Association met-elle tous ses soins à un bon recrutement.

Nos délégués et inspecteurs, ainsi que les présidents de Comités sous l'autorité desquels sont placés les gérants, surveillent leur travail et grâce aux concours qui nous sont donnés par les diverses administrations aux stages organisés, les gérants sont instruits des questions concernant l'administration militaire. les administrations régionales ou locales, les Offices d'anciens combattants, la Sécurité Sociale, la formation professionnelle.

Nous pouvons dire également que I'oeuvre est réalisée avec le minimum de dépenses. Les salaires des gérants sont pour eux le complément d'une retraite; mais, aussi et surtout, c'est pour le service d'un idéal qu'ils nous apportent leur dévouement.

C'est là d'ailleurs, ce qui caractérise une oeuvre comme la nôtre et qui en fait la valeur. C'est que non seulement les dirigeants (membres du Conseil d'Administration, délégués, Présidents et membres des Comités) apportent un concours entièrement désintéressé, mais que tous nos agents salariés ont conscience de travailler à une oeuvre à laquelle ils désirent apporter une part de dévouement.

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Ainsi, le grain d'amitié que le Maréchal Franchet d'Espèrey a semé, qu'il a vu germer et dont il a vu produire les premières récoltes, a permis de multiplier les foyers autour desquels on s'efforce de servir la France comme le conseillait le Maréchal Lyautey, c'est-à dire " en lui apportant l'âme et le coeur des populations musulmanes ".

Nous pouvons ainsi rapprocher les noms des deux grands soldats qui placèrent au premier rang de leurs préoccupations le problème social et qui comprirent l'importance de l'élément psychologique et humain dans les rapports avec l'Afrique du Nord.

Dans l'hommage qu'il rendait à Lyautey, le Maréchal Leclerc, peu de temps avant sa mort, mettait l'accent sur l'évolution de ces pays, constatait qu'un fossé était en train de se creuser et émettait le voeu que, pour résoudre des problèmes que l'on a trop longtemps voulu ignorer, il convenait de s'inspirer de la pensée qui était celle des deux hommes dont, à deux ans d'intervalle, on célèbre le centenaire.

Ce sont là des leçons qui continuent à guider les Amitiés Africaines. A un moment où se modifient les structures juridiques des pays de l'Afrique du Nord, où la France doit faire face aux actes de rébellion et de terrorisme tout en poursuivant une oeuvre d'émancipation à laquelle les titres de nos anciens militaires ne sont pas étrangers, il importe plus que jamais de désarmer la haine, de dissiper la méfiance, de garder ou de reconquérir les coeurs, d'assurer une amitié qui, pour ceux qui ont été des camarades de combat, doit se présenter comme une véritable fraternité.

Si comme nous nous y employons de tout notre coeur nous pouvons apporter notre contribution à cette oeuvre, nous avons bien servi la pensée de notre fondateur. C'est tout notre travail que nous plaçons sous son patronage et tous les résultats obtenus que nous offrons en hommage à sa mémoire.

 

Armand GUILLON,

Conseiller d'Etat Honoraire,

Ancien Résident Général de France en Tunisie,

Président des " Amitiés Africaines ".

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GOOGLE LIVRES permet de feuilleter LES MUSULMANS ALGÉRIENS DANS L'ARMÉE FRANÇAISE 1919 - 1945 de Belkacem Recham (L'Harmattan 1996) pour trouver un complément d'information très complet sur l'action des "Amitiés Africaines" que l'auteur estime efficace bien qu'il ne soit pourtant pas un défenseur des bienfaits de la colonisation.

 

CDG:-)

 

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