OBJET : Un bâton d'exception qui vous fait cousin de l'Empereur ou du Roi - En 2012, séquence possible de Réalité augmentée avec gratuiciels "AR-media/Trial" de Inglobe Technologies et "SketchUp" passé de GOOGLE à TRIMBLE (Voir note 5 en bas de page) - En 2017, présentation en 3D sur Sketchfab

 

Franchet d'Espèrey a deux bâtons de maréchal: le premier lui a été donné par ses camarades de la "Grande promotion" le 21 Mai 1921 avec trois mémorandums à l'intérieur, le deuxième par le Président de la république le 14 Juillet 1922 avant une tentative d'attentat au retour de la grande revue de Longchamp.

Colonel Cartier et maréchal Franchet d'Espèrey - BD Photos 1650

 

Le 19 Février 1921, le Président de la république Millerand signe le décret élevant Franchet d'Espèrey à la dignité de maréchal de France sur la proposition du ministre de la Guerre Louis Barthou:

"Commandant en chef en Orient, il remportait en Septembre les grandes victoires de Macédoine, qui, par la première capitulation de l'ennemi, précipitaient le sort des armes en faveur de la France et de ses Alliés. En attendant que l'Histoire donne à son rôle toute son importance, le chef vainqueur en Orient mérite sa place d'honneur auprès des autres maréchaux de France vainqueurs sur les théâtres d'Occident. J'ai en conséquence l'honneur de vous prier de vouloir bien revêtir de votre signature le présent décret."

 

 

Le bâton de la Grande Promotion contient un menu, une situation des effectifs et le poème d'un "neveu"(1)

 

Le 21 Mai 1921, trente trois membres de la Grande Promotion se réunissent au restaurant de l'hôtel de Castille, 37 rue Cambon à Paris, pour honorer "leur" maréchal. La France ayant alors retrouvé ses frontières d'avant 1870, le général d'Amade peut énoncer avec plaisir:

"La Grande Promotion" a "produit" un Maréchal de France ... et dans ce mot "produit" je vois une synthèse et comme une éclosion magnifique. C'est que dans les qualités et dans les titres de "notre Maréchal" nous aimons à retrouver - tels les parents devant le berceau de leur fils - les traits et les caractères de la "Grande Promotion".... et d'ailleurs, quelles armoiries plus parlantes que ton nom lui-même "Espérer"? Ce fut la devise de nos Promotions des lendemains de 1870, jusqu'au jour où de cette devise il te fut donné, pour la gloire des armes françaises, de faire une triomphante réalité."

Il cède alors la parole au colonel Monteil "qualifié pour ses magnifiques états de service"(2) et président du comité de la Grande Promotion:

"Je ne m'attarderai pas à évoquer notre rêve de l'Ecole, où première promotion de vaincus - on avait même transformé notre fière devise en celle plus humble, plus résignée "Ils s'instruisent pour défendre la Patrie" -, nous prenions possession des nouveaux réglements...avec la foi ardente dans un avenir meilleur qui apporterait à nos armes une victoire éclatante... qui nous rendrait les provinces que la défaite nous avait arrachées.

Parmi nous, tu fus le seul qui...eut l'heureuse fortune de poursuivre jusqu'à la victoire finale une série de succès militaires, dont les deux étapes, à jamais mémorables, sont: la bataille de la Marne, le commandement des armées alliées en Orient...Le gouvernement de notre pays t'a conféré en récompense de tes admirables services la dignité la plus élevée de l'armée... le Maréchalat.

Je te demande d'en recevoir l'insigne distinctif que me chargent de t'offrir tes camarades de la Grande Promotion..."

Le colonel Monteil remet alors à d'Espèrey le bâton de Maréchal créé par la maison Bidal-Piat (3) qui a une particularité: il contient trois documents.

Sur le flanc des embouts est écrit: "Au maréchal Franchet d'Espèrey, ses camarades de Saint-Cyr (Grande Promotion 1874-1876)" et "Terror belli decus pacis" - BD Souvenirs 1013

 

Et d'Espèrey après avoir enlevé les deux embouts - l'un aux armes de la république, l'autre aux armes de sa famille - trouve à l'intérieur trois mémorandums tenus roulés par un ruban tricolore: un état de la Grande Promotion, le menu enluminé du dîner et un poème (4) par lequel, prenant à son tour la parole, le Bâton lui exprime directement les sentiments de joie, d'admiration et de fierté de tous ses camarades présents et absents.

 

Mr. le Maréchal qui fûtes Saint-Cyrien,

Vous m'avez, jour par jour, étoile par étoile,

Tiré de la giberne où le destin me voile.

Prenez-moi! Votre rêve est devenu le mien...

 

Tantôt fleurdelisé, tantôt parsemé d'aigles,

M'offrait à son "cousin", l'Empereur ou le Roi.

Vos camarades sont héritiers de ce droit;

La famille survit à ces antiques règles...

 

Vibrant de leurs bravos et chargés de leurs voeux,

Ne vous étonnez pas qu'en des heures chères

Je rayonne, attiédi de la main de vos "Frères",

Et que je porte en moi les strophes d'un "neveu".

 

 

La remise du deuxième bâton est suivie d'une tentative d'attentat contre le Président de la république

Millerand Président de la république, accompagné de Maginot ministre de la Guerre, suivis du gouverneur militaire de Paris passent en daumont devant le front des troupes - BD Photos 121501

 

Le 14 Juillet 1922, sur l'hippodrome de Longchamp, à l'issue de la revue des troupes, le Président de la république Millerand remet à Fayolle et à d'Espèrey leur bâton de maréchal (5) en présence des maréchaux Foch et Joffre, du général Mangin et de Poincaré, ancien Président.

Fayolle et Franchet d'Espèrey face à Millerand - BD Photos 121502 et 121503

 

Au retour vers l'Elysée, le cortège présidentiel est l'objet de coups de révolver tirés par un anarchiste. Le journal EXCELSIOR du 15 Juillet 1922 relate ainsi l'évènement:

"Hier, à 10 h 55 au moment où le cortège présidentiel arrivait, revenant de Longchamp, à la hauteur du Grand Palais, et où la seconde automobile, occupée par MM. Naudin (Préfet de police), Guichard (Directeur de la police municipale) et Marlier (Directeur du cabinet du préfet), commençait à s'engager dans l'avenue Marigny, un jeune homme de vingt trois ans, nommé Bouvet, qui se trouvait au second rang des curieux, d'ailleurs très peu nombreux à cet endroit, leva le bras et tira deux balles de révolver dans la direction de l'auto préfectorale qu'il prenait pour la voiture du président de la république.

Les balles n'atteignirent point leur but. L'auteur de l'attentat, dessinateur industriel dans une maison d'automobiles, et qui fut déjà condamné une première fois pour propagande anarchiste et une seconde fois pour excitation de militaires à la désobéissance, a déclaré avoir voulu "manifester contre le président de la république".

On a trouvé sur lui vingt cinq cartouches en outre du chargement de son révolver bull-dog. "

Journal EXCELSIOR du 15 Juillet 1922 (page 3, colonne extrême droite) - BD Textes 121505

Pour la petite histoire, à 15h30 ce même jour, MM.Millerand et Maginot se rendent au chevet de Lyautey, Résident général au Maroc, pour lui remettre le bâton qu'il n'a pu recevoir le matin étant alité et en traitement depuis plusieurs jours à son domicile parisien de la rue Bonaparte.

Addis Abéba - Le maréchal Franchet d'Espèrey (bâton de maréchal tenu verticalement), le ras Seiloum et le prince héritier passent en voiture à la sortie de la gare devant le piquet d'honneur - BD Photos 489603

En Novembre 1930, grâce à ce bâton d'exception, le maréchal Franchet d'Espèrey représentant personnel du Président de la république au couronnement du négus Hailé Sélassié, peut calmer les craintes protocolaires de l'ambassadeur de France en Ethiopie en lui apprenant que la dignité de maréchal l'a élevé, il y a bientôt dix ans, au rang de cousin de l'Empereur et des différentes altesses présentes à Addis-Abeba!

 

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1 - Lorsqu'un membre de la promotion a un fils sortant officier d'une école militaire, un sabre est offert à ce "neveu", au nom de la promotion.

2 - De 1891 à 1892, à 35 ans, le capitaine Monteil explore le coeur de l'Afrique. Parti de Saint-Louis du Sénégal sur l'océan Atlantique, il rejoint le lac Tchad en traversant la boucle du Niger puis Tripoli sur la mer Méditerranée.

3 - Coût 1.224,25 francs soit la moitié des dépenses du bureau de la Grande Promotion pour l'année 1921, soit environ 3.672 euros (24.100 f) en 2005.

4 - Poème écrit par un des "neveux" de la Grande Promotion, avocat à la Cour d'appel de Paris et fils du commandant Klecker de Balazuc, secrétaire de la Grande Promotion.

5 - Les bâtons du maréchal Franchet d'Espèrey (1921 "Grande Promotion" de Saint-Cyr; 1922 "Président de la république") sont conservés par un de ses petits-fils en charge de la mise en valeur
- des archives scannées (textes, photos, cartes, factures) et des livres des bibliothèques répertoriés: gestion de bases de données avec critères de tri sous XML;
- des mémoires publiées sur support papier et DVD: voir Coeur de mémoire;
- des souvenirs militaires photographiés, répertoriés et reconstruits en 3D pour les plus importants: voir Bâton de maréchal (Trimble Banque d'images 3D, GOOGLE);
- des monuments photographiés, répertoriés et reconstruits en 3D pour présentation sur images satellites de GOOGLE EARTH: voir Chapelle de Zeitenlick (Trimble Banque d'images 3D, GOOGLE).

Souvenirs militaires et monuments peuvent bénéficier de présentations en "Réalité Augmentée", depuis Septembre 2012, avec le gratuiciel AR-media/Trial de Inglobe Technologies associé à SketchUp de Trimble (leader GPS) associé à GOOGLE.


------- "Présentateur" avec souris et clavier -------------------- "Chroniqueur" avec marqueur ------------------------ TV grand écran ----------------------
------------------------------------------"Spectateurs"-------------------------------------------------------
---------------------"Caméraman (clip vidéo You Tube)"--------------------------

L'ouverture du fichier 3D "Bâton de maréchal.skp" avec SketchUp relié à AR-media par AR Plugin superpose sur le même écran
1 - la partie "Réalité":
la sortie papier de cet article, le "marqueur" du bâton, posés devant le clavier et filmés par la Webcam frontale de l'ordinateur portable,
avec
--- le "présentateur" qui décrit la "sortie papier" posée sur la table, commande avec la souris le démarrage de la séquence RA, puis avec le clavier le "retournement" ou le "zoom-dézoom" du "bâton";
--- le "chroniqueur" qui déplace, dans l'espace, d'un geste naturel le "marqueur" fixé sur une poignée - le bâton en 3D suit le mouvement - pour présenter les différentes parties de ce dernier jusqu'au niveau du détail (fonction du zoom);
--- les "spectateurs" qui regardent le "présentateur", le "chroniqueur" et la TV grand écran;
--- le "caméraman" qui filme afin de réaliser un clip vidéo de 3 à 4 minutes pour YouTube.
2 - la partie "augmentée":
la reproduction du bâton en 3D, ajoutée en temps réel aux images numériques de la sortie papier et du "marqueur" prises par la Webcam, apparaît sur le petit écran de l'ordinateur portable dupliqué sur la TV grand écran.

Le "marqueur" est un petit carton carré portant un repère - le logo AR-media - que doit pouvoir localiser dans l'espace la Webcam (le niveau d'éclairage doit être suffisant) afin d'y poser l'objet dans la position ad-hoc recalculée en temps réel; une poignée permet le déplacement manuel naturel (dX, dY, dZ; roulis, lacet, tangage) du "marqueur" et provoque donc le même déplacement de l'objet 3D à l'écran; l'emploi de plusieurs marqueurs est possible avec la version Pro de AR-media ce qui permet de présenter plusieurs objets.

La présentation 3D en "Réalité augmentée" AR-media associée à SketchUp avec un marqueur fixé sur une poignée a été choisie de préférence à SketchUp seul afin d'offrir aux internautes la possibilité de tenir en main de façon dynamique un bâton de maréchal.
Ce même bâton exposé dans une vitrine reste un objet poussiéreux sans vie dont la vue est limitée aux seuls visiteurs du musée ...!

La durée de la séquence en "Réalité augmentée" est limitée à 30 secondes avec la version Trial de AR-media.

 

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CDG:-)

 

PS: Merci de donner remarques, idées ou le bonjour en cliquant ci-dessous:

christian.degastines@orange.fr

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